À propos

Eric Mercier. Né le 3 novembre 1983. Vit et travaille à Paris, France.

De son enfance en région parisienne, Eric Mercier n’a aucune photo. Quand il cherche dans ses souvenirs, il ne se rappelle que d’un croquis de lion peint à la main en maternelle, qui trônait dans la chambre de sa mère. A huit ans, il peignait des aquarelles ; à dix-huit, il recouvrait ses tables de classe de dessins. Aujourd’hui, le jeune homme de 33 ans a troqué ses crayons contre un appareil photo et désire « marquer le temps qui passe, construire des « choses » qui resteront ». Pour se souvenir, plus tard.

Pendant ses études en IUT de Génie Mécanique et Productique, Eric passe son temps entre calculs et Photoshop, qu’il apprend à utiliser seul. Armé d’un petit appareil photo compact, il plante ses décors puis retouche ses photos, pour le plaisir. Puis le plaisir devient passion et pour vivre de sa passion, la photographie l’emporte sur les formules arithmétiques.

Eric s’inscrit à l’école supérieure de photographie EFET, à Paris, et travaille en alternance à l’agence de presse DPPI Média, spécialisée en sport. Ennuyé par ses seules missions d’iconographes, il rejoint un an plus tard le Labo Magenta, filiale de DPPI, qui s’occupe de traitement d’images. 

Au retour d’un voyage au Pérou, où il se perfectionne en photographie, le jeune homme décide de se mettre à son compte. « J’ai besoin de cette liberté, de développer ma créativité sans aucune barrière. » Il participe à une cinquantaine de projets de retouche photo, pour les clients d’un collègue et ami photographe, parmi lesquels Toyota Europe, Audi, Citroën et des magazines de mode.

Grâce à un client, Eric reçoit une commande de l’agence de presse événementiel Shortcut : couvrir une conférence au Louvre. Satisfaite, l’agence fait appel à lui depuis maintenant trois ans, pour des reportages lors de soirées et showroom, des portraits de personnalités internationales, des photographies destinées à la presse et à la publicité. Il réalise des clichés pour Audi, L’Oreal, Louis Vuitton, Longchamp, Lancel, Lancome, Abercrombie & Fitch...

Entre strass et paillettes parisiens, son esprit est parfois ailleurs, vers de grands espaces. En 2010, il se confronte à la démesure de l’Ouest Américain, qu’il sillonne en camping-car, appareil photo à la main.

Il apprécie le travail du photographe allemand Peter Lindbergh, « pour le naturel de ses clichés ». Et dans un style different, ceux de Nadav Kander , Gregory Crewdson, Richard Avedon, Paolo Roversi, et Raymond Depardon.

Eric « éduque son œil » avec des captures d’écrans de films, quand un paysage, une ambiance, un geste, une expression de visage le marque, l’émerveille. « Je développe mes idées. » L’univers cinématographique le fascine.

Son leitmotiv : apporter de l’émotion, image par image, comme la structure d’un film. Eric aime que les photos racontent une histoire, suscitent une réflexion. « Avec une série ou une unique photo, le spectateur peut créer tout un scénario, s’imaginer la musique qui l’accompagne, les dialogues. » Derrière l’objectif, tout peut-être ajusté, créé, pour faire rêver le spectateur. C’est là tout son engagement.

Léa Charron